Concours international d'écriture collective

Ce travail a été réalisé en classe pendant les séances d'AP français. Dans le cadre d'une séquence: l'Homme face aux avancées scientifiques et technologiques: interrogations et enthousiasmes; les élèves ont étudié un recueil de nouvelles: "10 façons d'assassiner notre planète", Alain Grousset 2007, puis ont écrit de manière collective une nouvelle de science-fiction.

" Les Maldives...

 

Je me nomme Shifu Gaïa, à l'heure où j'écris ceci nous sommes en 2081, j'ai 59 ans et je suis atteint d'un cancer généralisé en phase terminale; mais ceci ne me fait pas peur et je préfère parler d'un traumatisme qui me hante depuis trente et un ans: la disparition de ma chère terre natale...Les Maldives.

 

C'était le 04 juillet 2050, à l'époque j'avais 28 ans. Cette journée commençait très bien, grand ciel bleu, le climat était doux, la saison des pluies allait arriver. Pendant celle-ci, il pouvait pleuvoir deux heures sans s'arrêter. Les vagues grandissaient jusqu'à huit mètres. Je n'aimais pas la pluie car j'habitais dans une maison en pilotis. J'avais toujours peur qu'elle soit immergée.J'allais commencer ma journée de travail dans le garage de mécanique nautique. Je remarquai que les ibis migraient vers l'ouest en direction de l'Afrique.

Mais tout changea aux alentours de dix heures quand il y eut un flash spécial à la radio. On demandait aux citoyens de se préparer au prochain jour de pluie. Après cette nouvelle, mon corps se crispa, ma tension monta et je sortis regarder le ciel. Les nuages prenaient le dessus sur le ciel dégagé. Les enfants rentraient chez eux. La pluie commençait à tomber, je décidais de faire ma valise avant l'inévitable. Je remplissais mes sacs de voyage et courais vers mon bateau. Pendant ce temps, la pluie tombait de plus en plus fort, les pauvres habitants sans moyen de fuir ne savaient pas ce qui allait arriver. Je connaissais leurs conditions de vie. Je me demandais comment ils allaient survivre. J'étais inquiet.

En montant sur le bateau, je me retournai : cette île était si belle ! .

Mais je n'avais plus de temps pour être nostalgique, je mis les gaz vers le large tant que c'était possible !

Au bout de quelques heures, j'aperçus un ferry qui naviguait dans la même direction, sachant que la tempête s'aggravait et que la houle serait trop grosse pour mon petit bateau de tourisme, je m'approchais de lui et j'arrivais à prendre contact avec le capitaine. Trente minutes plus tard, je me retrouvais sur le pont entouré de centaines de personnes, le bateau était surpeuplé car il était amarré aux Maldives avant la tempête.Tous les voyageurs avaient quitté l'île en prévision de l'arrivée imminente de celle-ci.

Je me souvenais qu'en 2018 un pacte mondial au sujet des réfugiés climatiques devait définir un plan d'action pour les années à venir, cela n'avait jamais été respecté !

Ensuite, un homme est venu vers moi et m'a dit qu'il connaissait la mer depuis toujours. Il avait vu les vagues grandir au fur et à mesure des années car la pollution des océans était un phénomène récurrent. Il m'a confié qu'il avait peur. Les vagues étaient déchaînées, elles me faisaient penser à cette légende marine : les vagues scélérates. Elles étaient d'un noir intense.

Puis il m'a dit, qu'on allait tous mourir. Je lui ai demandé ce qu'on avait fait, il me dit : “ La planète est vivante et lorsqu'on ne la respecte pas elle se défend”. C'est ce qu'elle était en train de faire. Je partis me reposer.

Je fus réveillé par des cris. Je me rendis compte de l'état de la mer, le bateau tanguait, il était en piteux état. J'entendis du tonnerre, je sortis sur le pont. Il restait un petit groupe qui regardait la mer sous cette pluie intense. Je m'approchai d'eux, il y avait l'homme de cet après-midi. Il m'a regardé en rigolant et m'a dit qu'il m'avait prévenu en se tenant à bout de bras à la barrière. Je regardais dans la même direction que tous les passagers. La mer était bizarre, il y avait de la houle, des mini-tourbillons et des remous gigantesques, une ombre étrange. Je lui ai demandé ce que c'était. Il m'a expliqué que c'était dû aux forts courants et à la pluie.

Un sifflement se fit entendre. Les gens ont pris peur. Le capitaine est venu nous voir pour nous dire que c'était un hélicoptère qui allait se poser. Des rescapés de l'île avaient réussi à s'échapper par les airs. La tempête était tellement violente, nous nous demandions comment il pouvait voler. On apercevait sa lumière, il eut du mal à se stabiliser au-dessus de l'héliport. De très grosses rafales de vent soufflaient, tout à coup l'hélicoptère perdit sa trajectoire et l'hélice arrière tapa contre la cabine du capitaine. Il tourna sur lui-même. Ils se sont écrasés. L'hélice qui tournait encore à toute vitesse a découpé un homme. Puis, un bruit strident, le bateau s'est retourné. Nous avons tous sauté pour ne pas mourir.

 

Aujourd'hui, je me trouve en Australie, en 2081, qui est devenue très sécurisée, je suis en paix, loin de ces cauchemars et de l'océan mais j'ai un cancer. Je l'ai attrapé en mangeant cette tentacule sur cette île. Elle était contaminée par la pollution de l'eau. En parlant de cette île, j'ai été secouru par un bateau. Il m'a conduit ici. Je me souviens aussi de cette bête aperçue dans l'océan. C'était une pieuvre qui se nourrissait d'espèces marines et de bateaux mais au fil des ans, la pollution augmenta et la pieuvre muta."